Charrecey, commune rurale

Charrecey est une commune située dans le département de Saône-et-Loire (région de Bourgogne). La ville de Charrecey appartient au canton de Givry et à l'arrondissement de Chalon-sur-Saône. Les habitants de Charrecey s'appellent les Charcycois et étaient au nombre de 313 au recensement de 1999. La superficie est de 5.5 km². Elle se situe géographiquement à une altitude de 340 mètres environ.

Le territoire communal est caractérisé par un substrat géologique recelant un important réseau de failles affectant le socle Primaire émergeant à l'Est des ultimes contreforts du Morvan en bordure de l'effondrement de Bresse Chalonnaise ; tandis que les calcaires du Secondaire dominent à l'Ouest la dépression houillère Dheune-Bourbince (bassin de Blanzy). La grande variété de sols offre un paysage contrasté, présentant un effet « balcon » portant la vue du mont Beuvrayjusqu'au Mont Blanc.

La végétation va de la forêt profonde de chênes et châtaigniers aux chaumes herbues ou couvertes de buis. Au xixe siècle, le village a tiré sa richesse des mines de gypse  avec les plâtrières et des carrières de pierre et marbre, voire du pavé des villes. Le vignoble a disparu après un long déclin qui a suivi la crise du phylloxera à la fin du xixe siècle. Il y a aussi des terres agricoles.

À elle seule, la toponymie des lieux-dits indique un riche passé qui remonte à la Protohistoire voire au Néolithique Moyen Bourguignon (silex taillés et polis, polissoirs, céramique de type Chasséen. Des traces de l'occupation gallo-romaine attestent de la présence d'une villa en bordure de la Via Agrippa (trajet de la Méditerranée à la mer du Nord).

Il semble que le village primitif ait été déplacé du lieu-dit « ès Saint-Étienne » à son actuelle localisation, au milieu du xive siècle, probablement à la suite du tremblement de terre de Bâle de 1356 (18 octobre).

Sous l'Ancien Régime un prieuré des Dames de Saint-Julien occupait un vaste domaine au centre du bourg actuel selon les lieux-dits : Clos des DamesFontaine aux Dames et Quart Beau-Belin (ancienne cure) où l'on trouve une galerie couverte sur le porche et des bâtiments aux nombreux réemplois de matériaux en grès taillé. Des squelettes y ont été mis au jour sous l'ancien four.